livre 3 articles – 15 septembre 2021 – n°4

Dans ce numĂ©ro, Ă©valuation et bureaucratie, l'ultime combat, enquĂȘter avec d'autres ĂȘtres, et oldiesbutgoodies, on sauve le monde avec Bob Stake !

Changing bureaucracies: adapting to uncertainty, and how evaluation can help

Changing bureaucracies

Changing Bureaucracies. Adapting to uncertainty and how evaluation can help.

La collection de rĂ©fĂ©rence Comparative Policy Evaluation s’est enrichie cette annĂ©e d’un nouvel ouvrage, consacrĂ© aux liens complexes (et parfois conflictuels) entre Ă©valuation d’une part et administration(s) bureaucratique(s) de l’autre. Les relations difficiles entre les deux sont dans notre domaine une rengaine, des missions de tous les jours aux textes des thĂ©oriciens. En tĂ©moigne la dĂ©dicace de Michael Patton qui fait des termes « évaluation » et « bureaucratie » un oxymore. Face Ă  l’image de rigueur et d’irrationalitĂ© qu’incarne souvent l’idĂ©e de bureaucratie, que peuvent l’évaluation et les Ă©valuateur/trices ?

Tony Tyrrell et Burt Perrin1 s’attĂšlent Ă  cet enjeu au fil d’une douzaine de contributions de praticien·nes et expert·es internationaux/ales dont Jacques Toulemonde, Frans Leeuw ou encore Veronica Gaffey. L’objectif est clair : Ă©tablir un panorama des liens Ă©valuation-bureaucratie et en tirer des enseignements thĂ©oriques et pratiques Ă  mĂȘme d’aider le dĂ©veloppement d’une « bureaucratie du complexe » (p.9), mieux rĂ©ceptive Ă  l’évaluation. La situation actuelle est Ă  rĂ©former, tel que l’introduction le pose d’emblĂ©e : si la mesure de la performance est omniprĂ©sente, l’apprentissage que permettrait l’évaluation est souvent Ă©clipsĂ© par sa procĂ©duralisation, dĂ©cidĂ©e pour satisfaire Ă  la rĂ©gularitĂ© administrative plus qu’à la clartĂ© et la pertinence de l’analyse.

Dans une premiĂšre partie, on retrouve des contributions centrĂ©es sur les contraintes que la bureaucratie peut faire peser sur l’évaluation. Par exemple, le texte de Karol Olejniczak et Jakub Rok s’intĂ©resse Ă  la diversitĂ© des retours d’informations (dont les Ă©valuations) dans l’administration polonaise. Ils constatent Ă  partir de leur enquĂȘte qu’une majoritĂ© de retours d’expĂ©riences (d’un.e fonctionnaire vers l’échelon supĂ©rieur) prennent plus la forme d’une justification de rĂ©gularitĂ© a posteriori, que d’un travail continu d’apprentissage mutuel entre fonctionnaires, expert·es et citoyen·nes. Selon l’observation des auteurs, l’apprentissage externe se fraye cependant un passage quand expertise interne et externe s’allient dans ce qu’on pourrait nommer des coalitions d’apprentissage.

Jacques Toulemonde et Samer Hachem mettent le doigt sur certaines des hypothĂšses inhĂ©rentes aux bureaucraties : le futur est prĂ©visible, le contexte est stable. Comment expliquer autrement que l’on continue Ă  Ă©valuer des programmes au regard d’objectifs fixĂ©es plusieurs annĂ©es auparavant ? Ce sont ces hypothĂšses sous-jacentes, rarement discutĂ©es, qui permettent d’assurer une justification superficielle des budgets engagĂ©s, qui satisfait les bailleurs comme les organisations financĂ©es. L’originalitĂ© du texte est de montrer, Ă  partir d’un cas pratique, une autre voie possible, dans laquelle une Ă©valuation orientĂ©e vers les apprentissages contribuerait Ă  un management adaptatif.

La deuxiĂšme partie donne quant Ă  elle quelques exemples oĂč l’évaluation peut soutenir et amĂ©liorer la bureaucratie. Retenons l’intĂ©ressant tĂ©moignage de Veronica Gaffey sur l’évaluation Ă  la Commission europĂ©enne, liant son parcours personnel avec le rĂŽle de l’évaluation dans l’institution (portĂ©e par quelques entrepreneurs internes), ou encore celui de Kevin Williams sur le dĂ©veloppement (Ă©tonnamment tardif) d’une fonction d’évaluation interne Ă  l’OCDE. En filigrane de ces tĂ©moignages, on comprend que l’évaluation a pu apporter idĂ©es et pistes de rĂ©formes aux bureaucraties, sans qu’on ait nĂ©anmoins atteint un stade oĂč elle serait devenue le pilier de la fabrique de l'action publique.

Enfin, la derniĂšre partie revient sur les dĂ©fis que l’évaluation doit encore relever pour remplir un rĂŽle vĂ©ritablement significatif. Comme l’expliquent Estelle Raimondo et Frans Leeuw, l’intĂ©rĂȘt pour l’évaluation dans le domaine politique, ou plus largement dans la sociĂ©tĂ©, a pu entrainer une forme d’asservissement de l’évaluation, sa « capture » par des intĂ©rĂȘts bureaucratiques antagonistes au changement, avides de contrĂŽle, de justifications et formant une menace perpĂ©tuelle pour l’utilitĂ© sociale de l’évaluation. Parmi les remĂšdes envisagĂ©s, on suggĂšre le scepticisme des Ă©valuateurs/trices sur leur pratique et ses consĂ©quences, ainsi que la confiance qu’ils/elles doivent avoir dans leur capacitĂ© de juger des politiques, et pas seulement de compiler et lire des indicateurs. Le texte de Francesco Rinaldi, enfin, souligne que le dĂ©veloppement d’un important systĂšme de suivi n’est pas nĂ©cessairement gage d’une meilleure Ă©valuation, comme observĂ© dans le cas italien de l’évaluation des fonds structurels. En construisant un appareil statistique de pilotage et de reddition bureaucratique de comptes, on peut Ă  la limite rĂ©former les erreurs de gestion Ă  la marge, mais on s’enferme aussi dans un carcan de donnĂ©es qui empĂȘche de penser hors des sentiers battus.

En conclusion, l’ouvrage propose des directions pour une Ă©valuation intĂ©grĂ©e dans l’administration, afin d’éviter toute “capture” ou dĂ©sintĂ©rĂȘt bureaucratique en la matiĂšre. Il propose ainsi des conseils aux Ă©valuateurs/trices, mais Ă©galement aux strates dirigeantes de l’administration. Si la bureaucratie est dite nĂ©cessaire Ă  l’organisation de dĂ©mocraties effectives, l’évaluation peut l’aider Ă  devenir plus adaptative, moins rigide.

Implications pour les évaluateurs/trices Implications pour les dirigeant·es publics
- Savoir poser les questions qui fùchent ; - « Think and dream big »
- Clarifier et expliciter les diffĂ©rences entre Ă©valuation et suivi ; _ penser large et loin en matiĂšre de rĂ©sultats et ne pas se limiter au mesurable a priori, , faire confiance Ă  l’évaluation pour clarifier l’impact et les rĂ©sultats d’une politique ambitieuse
- Se mĂ©fier en permanence des risques de capture bureaucratique des Ă©valuations ; - Accepter qu’une « orientation par les rĂ©sultats » signifie mettre en question, voire critiquer ou abolir des rĂšgles Ă©tablies
- Être proactif en tout temps, force de proposition mĂ©thodologique et pratique vis-Ă -vis des commanditaires. - Laisser l’évaluation tout questionner, sans limite, sans zones d’ombres ;
- Soutenir la diversification des méthodes, rejeter les approches mono-méthodologiques ;
- Être ouvert aux « stratĂ©gies Ă©mergentes », c’est-Ă -dire se prĂ©parer Ă  s’adapter aux contextes et enjeux changeants et auto-gĂ©nĂ©ratifs des problĂšmes publics ;
- Être proactif dans la recherche d’effets inattendus de ses propres politiques.

L’ouvrage n’est pas le premier sur ce sujet, mais on apprĂ©ciera la richesse et la dimension pratique des tĂ©moignages rĂ©unis ici. Certains chapitres, et notamment la conclusion de Burt Perrin, savent ĂȘtre empathiques avec la bureaucratie – tous n’évitent pas l’écueil de conforter les certitudes du lecteur quant aux affres de la bureaucratie. On se demandera Ă©galement comment appliquer « en vrai » des conseils de bon sens, mais plus faciles Ă  dire qu’à faire : conseiller aux Ă©valuateurs/trices la proactivitĂ© semble aisĂ©, mais la faire vivre dans des structures bureaucratiques fondĂ©es sur la rĂ©gularitĂ© (et la sanction en son absence) l’est certainement moins.

Perrin, B., & Tyrrell, T. (2021). Changing bureaucracies : Adapting to uncertainty, and how evaluation can help. Routledge.

EnquĂȘter avec d'autres ĂȘtres

photo autrice

Photo: SylvĂšre Petit

Les imaginaires des futurs possibles est un cycle de rencontres et d’expĂ©rimentation collective dans un espace de rĂ©flexion participatif.

Pour la deuxiĂšme Ă©dition de ce cycle, Vinciane Despret2 nous invite Ă  imaginer des futurs possibles autour de la notion « d’enquĂȘte avec d’autres ĂȘtres ».

Nous nous focalisons ici sur la notion d’assignation d’identitĂ©. Vinciane Despret revient sur sa rĂ©flexion qui l’a amenĂ©e Ă  poser le postulat suivant : pour elle, la maniĂšre dont le ou la chercheur·e s’adresse Ă  une personne peut modifier le comportement de cette derniĂšre, car cela modifie sa propre perception d’elle-mĂȘme. Il y a donc une interaction dynamique entre l’enquĂȘteur/trice et l’enquĂȘté·e, selon l’identitĂ© qui lui est assignĂ©e (plus ou moins consciemment). La philosophe invite donc les enquĂȘteur/trices à assumer de modifier ce que l’enquĂȘte se donne comme objet Ă  Ă©tudier.

Partant de ce constat, Vinciane Despret suggĂšre aux enquĂȘteur/trices de prendre leurs responsabilitĂ©s : Comment dĂ©s-assigner un ĂȘtre Ă  qui une identitĂ© qui l’affaiblit a Ă©tĂ© assignĂ©e ? Il s’agit donc de permettre aux personnes de se rĂ©approprier le pouvoir de se dĂ©finir elles-mĂȘmes. La philosophe illustre ses propos par son expĂ©rience trĂšs touchante d’une enquĂȘte dans un camp de rĂ©fugié·es de l’ex-Yougoslavie et se sert de ce cas pour alerter sur les travers possibles de l’anonymisation :

Je rĂ©pĂšte des gestes de violence Ă  l’égard des rĂ©fugiĂ©s qui consiste Ă  les anonymiser d’office. Certains me disaient « ĂȘtre rĂ©fugiĂ© c’est ĂȘtre rien [
]je ne suis pas « un rĂ©fugié », je suis monsieur untel [
] ».

DĂšs lors, la philosophe dĂ©crit l’anonymisation comme un processus qui conduit Ă  un effet de « dĂ©responsabilisation par rapport Ă  l’obligation que nous avons tous qui est celle de penser ». Il s’agit alors de s’extirper de positions asymĂ©triques oĂč l’enquĂȘteur/trice enquĂȘterait sur des personnes « vulnĂ©rables » pour les mettre plutĂŽt en position de collaborateur/trice : nous rĂ©flĂ©chissons et pensons le problĂšme avec celles et ceux que cela concerne. Vinciane Despret donne l’exemple d’un homme « rĂ©fugié » dont les mots, qu’elle trouve d’une grande intelligence, la bouleversent. Elle lui explique alors qu’elle ne peut pas citer tant d’auteur/trices et anonymiser ses propos Ă  lui. En rĂ©ponse, l’homme prend son carnet et signe.

Ça voulait dire que c’était par lĂ  qu’il fallait apprendre Ă  passer : [
] continuer Ă  chercher des occasions de pouvoir penser ensemble.

Pour la philosophe, cela passe souvent par expliquer prĂ©fĂ©rer que l’entretien ne soit pas anonyme :

Car si on laisse la possibilitĂ© aux gens de signer ce qu’ils disent c’est donc qu’on les interroge sur des choses dont ils peuvent ĂȘtre fiers, fiers de penser.

Toute cette rĂ©flexion fait Ă©cho aux enjeux auxquels les Ă©valuateur/trices peuvent ĂȘtre confronté·es dans leur mĂ©tier en allant Ă  la rencontre de bĂ©nĂ©ficiaires de certaines politiques publiques que l’on qualifierait alors de « public sensible ». Cette expĂ©rimentation doit nous rappeler la nĂ©cessitĂ© de rompre avec des routines mais de constamment s’interroger sur notre maniĂšre de rĂ©aliser nos enquĂȘtes. Plus globalement, il s’agit ici de reconsidĂ©rer notre rapport Ă  « l’autre », et de prendre conscience que la maniĂšre d’effectuer nos enquĂȘtes aura nĂ©cessairement des effets sur les personnes interrogĂ©es ; charge Ă  nous de faire en sorte que ces effets soient le plus souhaitables possibles.

Tout le cycle de rencontres est passionnant, et les trÚs beaux récits de la philosophe à ce sujet commencent ici :

Despret, Vinciane (2020). EnquĂȘter avec d'autres ĂȘtres. 1re enquĂȘte : dĂ©sassigner. Imaginaires des futurs possibles saison 2. UNIL / ThĂ©Ăątre Vidy Lausanne.

How Far Dare an Evaluator Go Toward Saving the World?

Bob Stake

Dans cet article de 2004, Robert Stake3 s’interroge sur les aspirations idĂ©ologiques et politiques des Ă©valuateurs/trices, leur influence sur leur travail, et les raisons de rĂ©guler ou au contraire de mobiliser ces inclinations dans la conduite d’une Ă©valuation.

L’auteur part d’un constat simple : si certaines mĂ©thodes sont communes Ă  la plupart des Ă©valuateurs/trices, chaque praticien·ne de l’évaluation est en revanche unique de par ses convictions et son expĂ©rience propre. Cette singularitĂ© influence nĂ©cessairement la maniĂšre dont chacun·e les mobilise et colore l’interprĂ©tation ou la sĂ©lection des rĂ©sultats Ă  mettre en avant auprĂšs d’une audience plus large. Bob Stake relĂšve que les professionnel·les de l’évaluation revendiquent plus volontiers l’objectivitĂ© et le jugement dĂ©passionnĂ© que le plaidoyer et le militantisme. Il identifie pourtant six formes d’engagement personnel qu’il juge communes Ă  la plupart des Ă©valuateurs/trices :

  1. Se soucier de l’intervention qui fait l’objet de l’évaluation.

  2. Croire dans la dĂ©marche Ă©valuative et souhaiter que cet intĂ©rĂȘt se diffuse.

  3. Revendiquer l’usage de la rationalitĂ©.

  4. Vouloir ĂȘtre entendu·es. Ils/elles sont troublé·es par le non-usage des rĂ©sultats d’une Ă©valuation.

  5. Être bouleversé·es par les inĂ©galitĂ©s.

  6. Être des promoteurs/trices d’une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique Ă  laquelle peut contribuer la diffusion d’informations de qualitĂ©.

S’il est impossible pour les praticiens/ciennes de faire la recension complĂšte de leurs reprĂ©sentations et des causes susceptibles de les faire rĂ©agir, identifier les affiliations et engagements idĂ©ologiques pouvant influencer leurs interprĂ©tations relĂšve, selon l’auteur, d’une responsabilitĂ© Ă©thique de l’évaluateur/trice.

En effet, pour lui, l’articulation entre convictions et travail Ă©valuatif prĂ©sente certains Ă©cueils. Par exemple, vouloir Ă  tout prix amĂ©liorer l’objet Ă©valuĂ© peut conduire l’évaluateur/trice Ă  se concentrer sur ce qui est « rĂ©parable », c’est-Ă -dire ce sur quoi il/elle peut agir, et ainsi Ă  laisser de cĂŽtĂ© des aspects importants du champ de l’évaluation.

De mĂȘme, opter pour une dĂ©marche participative n’est pas neutre. Cela peut affecter la robustesse ou la profondeur conceptuelle de l’évaluation, mais aussi se rĂ©vĂ©ler plus propice Ă  son appropriation par les parties prenantes et bĂ©nĂ©ficier davantage Ă  l’organisation commanditaire qu’une Ă©valuation menĂ©e uniquement par des acteurs externes.

Se pose alors la question du juste milieu et des limites Ă  instaurer. L’auteur expose ses recherches sur le sujet et conclut Ă  l’absence de standards Ă©thiques ayant spĂ©cifiquement vocation Ă  encadrer l’engagement idĂ©ologique des professionnel·les de l’évaluation. Il revient alors Ă  l’évaluateur/trice de mener, dans une dĂ©marche personnelle, ce travail de rĂ©flexivitĂ©, de façon non pas Ă  neutraliser ses propres valeurs, mais plutĂŽt Ă  les expliciter pour mieux comprendre la façon dont elles influencent ses pratiques professionnelles.

L’auteur conclut d’ailleurs son article en considĂ©rant que les Ă©valuateurs/trices devraient ĂȘtre encouragĂ©s Ă  « avoir une vie » et Ă  « avoir un rĂȘve » afin que leurs interprĂ©tations soient enrichies par leur expĂ©rience personnelle, ce qui contribuerait selon lui in fine Ă  l’utilitĂ© sociale de l’évaluation.

Stake, B. (2004). How Far Dare an Evaluator Go Toward Saving the World? American Journal of Evaluation, 25(1). doi

Et aussi...


Ce numĂ©ro 4 a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© par Thomas Bouget, Cherifa Oudghiri, Antonin Thyrard-Durocher et Thomas Delahais avec le soutien d'HĂ©lĂšne Faure. Relire le nÂș2 et le nÂș3. Pour vous abonner, cliquez ici (4 numĂ©ros par an).


  1. Burt Perrin est un consultant indĂ©pendant. Au cours de ses plus de 40 ans de carriĂšre, il a abordĂ© de nombreux sujets, et en particulier les questions de performance et d'utilisation de l'Ă©valuation. AprĂšs une carriĂšre dans l'administration irlandaise puis de consultant, Tony Tyrrell a travaillĂ© plusieurs annĂ©es pour le groupe d'Ă©valuation indĂ©pendant de la Banque mondiale. Il est dĂ©sormais consultant indĂ©pendant.  

  2. Vinciane Despret est philosophe des sciences et psychologue. 

  3. Robert Stake est l'un des pionniers de l'Ă©valuation aux États-Unis. Venu du monde de l'Ă©ducation, il insiste notamment sur les valeurs et les points de vue diffĂ©rents des parties prenantes et la nĂ©cessitĂ© de les prendre en compte dans l'Ă©valuation. Il est le pĂšre de l'Ă©valuation rĂ©pondante (responsive evaluation

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