livre 3 articles – 15 mars 2022 – n°6

Dans ce numéro, la cartographie des controverses rencontre la "science comportementale", et la recherche l'action publique.

Homo Sapiens dans la Cité, comment adapter l'action publique à la psychologie humaine

Homo Sapiens

Depuis le succès du livre Sytème 1/Système 2 : Les deux vitesses de la pensée de Daniel Kahneman (paru en 2002 et traduit 10 ans après), l’économie comportementale a connu un réel essor tant dans le champ académique que dans sa prise en compte dans les questionnements évaluatifs et la conception de l’action publique, notamment via l’intérêt de ces dernières années pour le nudge1. L'auteur et l'autrice de cet ouvrage, Coralie Chevallier et Mathieu Perona, reviennent ici sur les principales avancées de cette discipline dans les 20 dernières années et notamment ses apports pour la conception et l’analyse des politiques publiques.

Sur la forme, il faut d’abord saluer la clarté et la fluidité du style des auteurs qui rend sa lecture agréable et accessible à tous, même aux lecteurs et lectrices les moins familiers avec cette approche. Sur le fond, chaque chapitre présente une thématique d’investigation de cette discipline et ses (potentielles) utilisations dans le cadre de l’action publique. Sont traités notamment, notre aspiration pour le moindre effort (chapitre 2), nos prédispositions à la coopération (chapitre 3), l’importance de la réputation dans nos relations (chapitre 4), notre aspiration pour l’équité (chapitre 5), sans oublier notre tendance à la procrastination (chapitre 6).

Les deux derniers chapitres apportent un éclairage particulièrement intéressant. D’abord sur l’influence de la situation financière et sociale des personnes sur leur psychologie (psychologie de la précarité et de la prospérité), ainsi par exemple expliquer pourquoi les personnes en situation de pauvreté n’ont que peu recours aux dispositifs demandant un investissement à long terme ou de la prévention car l’urgence du présent, leur situation de précarité les amène à se concentrer sur la gestion immédiate des contraintes qu’ils rencontrent. Puis l’auteur et l’autrice abordent le « côté obscur » de l’utilisation des sciences comportementales , ou le sludge2, en revenant sur les enjeux éthiques nécessaires à prendre en compte, en d’autres termes s’assurer que les fins poursuivies par l’utilisation de ces connaissances sont bien le bien-être, l’autonomie des personnes et la préservation de la liberté de choix .

La lecture de cet ouvrage est indispensable pour tout évaluateur qui serait passé à côté du développement de ce champ d’investigation. Pour les autres, il apporte une clarification et une synthèse précieuse des principaux travaux dans ce domaine. Ce d'autant que cette approche plaçant l’individu bénéficiaire au cœur de l’analyse de l’action publique en s’appuyant sur la psychologie, n’est pas sans rappeler la démarche de l’évaluation réaliste théorisée par Ray Pawson et Nicholas Tilley à la fin des années 903. En effet, l’évaluation réaliste centre l’analyse évaluative sur l’identification des mécanismes psychosociaux que l’action publique cherche à « activer » chez les publics ciblés, ainsi que leur succès selon les contextes et les catégories d’individus. Ainsi, les tendances psychologiques comportementales peuvent être mobilisées comme autant d’hypothèses à tester et affiner au gré des données collectées dans le cadre d’évaluations. Celles-ci proposent en effet des hypothèses valables pour expliquer pourquoi certains dispositifs sont utilisés ou non (le non-recours) ainsi que leurs effets variables selon les contextes de mise en œuvre. À terme, une telle approche apporte des outils pour mieux concevoir les dispositifs publics en formalisant les hypothèses de comportements psychologiques que l’on souhaite mobiliser chez les publics ciblés et en ajustant la mise en œuvre pour s’assurer qu’elles seront bien effectives.

Néanmoins, cette approche pâtit des écueils de ses qualités. En plaçant l’individu au centre de l’analyse, elle ne peut appréhender des politiques publiques plus complexes qui engagent une diversité d’acteurs et de niveaux de mise en œuvre et qui déploient une diversité d’actions ayant vocation à faire système. En effet, cette étude à l’échelle de l’individu nous apporte des éléments d’analyse sur la partie de l’action publique et les dispositifs concentrés sur une relation directe, simple entre administrateurs et administrés, basés sur une logique d’incitation/ réaction. Cependant elle nécessite d’être articulée avec d’autres approches évaluatives et d’autres cadres conceptuels pour rendre compte de la cohérence de différentes actions et dispositifs entre eux, des diversités de mise en œuvre par les acteurs de terrain ainsi que des compromis politiques essentiels à chaque décision publique.

Au final, nous regrettons à ce jour encore le peu de dialogue et de coopération entre cette approche, sa littérature et celle de la recherche en évaluation (autre que l’évaluation expérimentale en économie). Ces deux champs auraient il nous semble à apprendre l’un de l’autre afin de proposer un éclairage complet aux acteurs de l’action publique.

Chevallier, C., Perona, M. (2022). Homo Sapiens dans la cité, Comment adapter l’action publique à la psychologie humaine. Odile Jacob, 2022. 286p.


Controverses – Mode d'emploi

Controverses

Cet ouvrage, rédigé sous la direction de Camille Seurat et Thomas Tari, est issu d’un travail collectif réalisé dans le cadre du programme Forccast (Formation par la cartographie des controverses à l’analyse des sciences et des techniques). Il guide les lecteurs et les lectrices dans la compréhension des « controverses », naissant et évoluant dans un contexte sociétal en perpétuel mouvement, présentées sous un angle à la fois scientifique, technique, sociologique et politique.

Dans son introduction, Thomas Tari, sociologue au médialab de Sciences Po, reprend la définition opérationnelle de la controverse donnée par les sociologues Nicolas Benvegnu et Brice Laurent, comme la « situation dans laquelle un différend/désaccord entre plusieurs parties – chaque partie engageant des savoirs spécialisés et aucune ne parvenant à imposer des certitudes – est mis en scène devant un tiers. Une controverse est caractérisée par un enchevêtrement d’enjeux variés, de faits et de valeurs ainsi que par le fait que s’y jouent simultanément une définition de la technique et du social. ». À noter que, dans le champ académique, la notion de « controverse » elle-même fait débat : certain∙es auteurs et autrices estiment que la qualification d’un désaccord comme controverse n’est pas toujours justifiée et concède trop d’importance à ce qui peut s’avérer un simple fantasme ou pure calomnie. La préface de Bruno Latour, quant à elle, éclaire la façon dont les controverses peuvent être utilement employées pour rendre compte de la façon dont se construit la science, en remettant en cause l'idée de "vérité scientifique". Cette préface stimulante appelle à faire le parallèle avec l'action publique, comme nous le faisons plus bas.

L’exercice de cartographie des controverses est un travail de description qui s’appuie sur une approche inductive, partant du terrain d’enquête plutôt que d’un cadre théorique pour son analyse. Dans une telle démarche, les arguments de chaque acteur et actrice qui s’exprime sur un sujet sont recensés, ainsi que les liens ou les points de divergence existants entre eux. Nous retenons notamment l’exemple de l’analgésie péridurale, dans lequel Inès Mosgalik présente un acte à la fois condamné, par opposition aux écrits bibliques – « Tu enfanteras dans la douleur » – considérant que la douleur fait partie de l’accouchement ; et, à l’inverse, initialement encouragé par les féministes comme un moyen de réduction des risques et des douleurs pour les parturientes. Aujourd'hui, l'analgésie péridurale est devenue davantage une norme (77% y ayant recours en France en 2010). Fin du débat ? En réalité, il apparaît que les péridurales sont trop souvent réalisées sans consentement des patientes, notamment dans le but de répondre à une volonté de l’institution hospitalière d’optimiser son fonctionnement en programmant les accouchements ou en prévenant certains risques qui y sont liés. Un acte initialement « libérateur » et pour lequel les femmes sont censées « avoir le choix » est ainsi converti en un outil de commodité au profit de l’institution hospitalière.

L'analyse en termes de controverses permet ainsi de saisir les évolutions du débat autour de sujets de société, en faisant apparaître les accords et désaccords des parties prenantes au travers d’une multitude d’arguments, recoupés entre les domaines des sciences et techniques et de société. En cela, l’analyse des controverses apparaît comme un remarquable levier de compréhension des problématiques sociétales et d’action à leur sujet. Et parce que les controverses sont partout autour de nous, les auteurs et autrices proposent en fin d’ouvrage un guide complet pour accompagner les lecteurs et les lectrices dans leur propre réflexion sur le sujet et leur permettre de construire une cartographie des controverses.

Qu’en retenir dans une perspective évaluative ? La cartographie des controverses offre, dans le cadre d'une évaluation participative, l’opportunité de mettre en lumière les conflits existants entre les parties prenantes, que ceux-ci portent sur leur vision des problèmes, l’opportunité d’une intervention publique ou les instruments à mobiliser. Un apport essentiel réside dans la logique de cette cartographie, qui n’est pas tant de résoudre ces controverses (et encore moins les problèmes sous-jacents), mais de permettre à chacun∙e d’en être conscient·e. Elle apparaît ainsi comme un outil d’animation de la participation en situation conflictuelle4, mais aussi d’identification des sujets qui feront l’objet d’investigations approfondies dans l’évaluation, dans une logique finalement proche de l’évaluation constructiviste5. Les parties prenantes peuvent alors acter leurs accords et leurs désaccords, mais aussi poursuivre leur controverse sur la base des constats de l’évaluation, ouvrant peut-être la voie à des dialogues plus ouverts dans les évaluations participatives.

Seurat, C., Tari, T. (2021) Controverses mode d'emploi, Paris, Les Presses de Sciences Po, 320 p.

Qu’attendre de la recherche pour éclairer l’action publique ?

Eclairer

Note: Une fois n'est pas coutume, cette publication est une production de l'équipe de Quadrant Conseil, dans le cadre d’une mission d’accompagnement à la mise en place d’un système de suivi-évaluation pour des projets soutenus par l’Agence Française de Développement pour favoriser le dialogue de politique publique6.

Cette revue de littérature a une visée très pratique, celle de rendre accessibles de manière structurée et dans leur diversité des travaux multiples, issus de différents champs disciplinaires (dont l'évaluation) et pouvant apporter un éclairage sur la compréhension des processus d’interaction entre la recherche et l’action publique. Elle est organisée en deux grandes sections : la première explore les différents types de liens entre sphère de la recherche et la sphère de l’action publique : Recherche sur, pour, dans, ou contre l’action publique, ces relations parfois s’opposent, se succèdent, mais très souvent se superposent. Ces relations sont ensuite replacées dans les différentes approches actuelles du lien entre recherche et action publique. La complexité des processus de décision est rappelée, ainsi que les différentes façons dont la recherche, et l'information en général, peuvent y avoir un rôle. La dimension souvent marginale de ce rôle y est rappelée, ce qui appelle les producteurs de connaissance (chercheurs/ses et évaluateurs/rices y compris) à adopter des stratégies spécifiques pour s'y faire une place. Les principales stratégies actuelles sont ainsi abordées.

La seconde section (figure) est appréhendée comme une boîte à outils à destination des chercheurs/ses, des décideurs/ses et des acteurs/rices de l’action publique en général, dès lors qu’ils et elles souhaitent s’engager dans une démarche de rapprochement entre recherche et action publique. Les praticien·nes apprécieront ainsi d'y retrouver une liste, qui se veut exhaustive, des différents usages qui peuvent être faits de la recherche, des conditions associées et des conséquences qui peuvent en être attendues. Des cadres pour penser ce rapprochement en pratique, tout au long du cycle des politiques publiques, sont également proposés.

Schéma de la seconde section

Avec cette revue de littérature, nous avons cherché à ouvrir les horizons de tous ceux qui, acteurs de la recherche, de l’action publique ou de la société civile, en position de décision, de négociation ou de contestation, parfois tout simplement concernés, veulent en savoir plus sur le sujet. Difficile dans ces conditions d’approfondir chacun des sujets évoqués. Le texte cherche cependant à resituer les différentes approches évoquées dans leur contexte historique et théorique, et à fournir des pistes à ceux qui voudraient aller plus loin. À la lecture, les professionnels se rendront peut-être compte qu’il existe différentes façons, toutes légitimes, pour aborder cette question. Les plus novices y trouveront sans doute des outils pour développer leur propre projet. C’est en tout cas l’intention.

Delahais, T., & Devaux-Spatarakis, A. (2022). Qu’attendre de la recherche pour éclairer l’action publique ? (Nᵒ 229; Papiers de recherche).

Et aussi...


Ce numéro 6 a été préparé par Thomas Delahais, Agathe Devaux-Spatarakis et Jade Javiado avec le soutien d'Hélène Faure. Relire le nº4 et le nº5. Pour vous abonner, cliquez ici (4 numéros par an).


  1. Pour aller plus loin sur les nudges et notamment les enjeux de leur évaluation, lire : Kosters, M., & Van der Heijden, J. (2015). From mechanism to virtue : Evaluating Nudge theory. Evaluation, 21(3), 276‑291 (téléchargeable gratuitement ici). Pour un point sur leur utilisation récente par l’État en France consulter ce reportage de France Inter

  2. Le sludge est une pratique ou procédure qui exploite les biais comportementaux au détriment des personnes à qui elles s’adressent. 

  3. Pawson, R, Tilley, N (1997) Realistic Evaluation, SAGE Publications. Pour une présentation en France de l'évaluation réaliste, Robert, É., & Ridde, V. (2013). L’approche réaliste pour l’évaluation de programmes et la revue systématique : De la théorie à la pratique. Mesure et évaluation en éducation, 36(3), 79‑108.  

  4. Sur les enjeux de prise en compte des conflits dans l'évaluation participative, voir notamment Delahais, T. (2021). Les évaluations participatives : Plus facile à dire qu’à faire ?. LeGes, 1(32), 16. 

  5. Sur l'évaluation constructiviste, voir Guba, E., Lincoln, Y. (2011). Lignes directrices et repères pour une évaluation constructiviste. in Delahais, T., Devaux-Spatarakis, A., Revillard, A., & Ridde, V. (2021). Evaluation. Fondements, Controverses et Perspectives (Sciences du Bien Commun). 

  6. Pour une explication détaillée des enjeux de ce terme, consulter : Robert E., Ridde Valéry. (2018). "Policy dialogue" (dialogue sur les politiques) : une synthèse exploratoire des écrits scientifiques. Montréal : IRSPUM, 28 p. 

📚 Trois articles d'évaluation (nº7, 15 juin 2022)

mercredi 15 juin 2022

Dans ce numéro, cinéma à tous les étages : La Revanche des Sith, Octobre rouge et 120 battements par minute... ou presque

🎙 L'évaluation des contrats de ville

mercredi 01 juin 2022

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📚 L'évaluation en contexte de développement

mardi 31 mai 2022

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💡 Recherche et action publique : il faut être deux pour danser le tango

vendredi 25 mars 2022

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📚 Trois articles d'évaluation (nº6, 15 mars 2022)

mardi 15 mars 2022

Dans ce numéro, la cartographie des controverses rencontre la science comportementale, et la recherche l'action publique.

💡 Qu'attendre de la recherche pour éclairer l'action publique

jeudi 20 janvier 2022

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📚 Trois articles d'évaluation (nº5, 15 décembre 2021)

mercredi 15 décembre 2021

Numéro spécial Anthologie

Citations relatives à l'évaluation des politiques publiques

lundi 20 septembre 2021

Des citations inspirantes pour qui évalue.

📚 Trois articles d'évaluation (nº4, 15 septembre 2021)

mercredi 15 septembre 2021

Dans ce numéro, évaluation et bureaucratie, l'ultime combat, enquêter avec d'autres êtres, et oldiesbutgoodies, on sauve le monde avec Bob Stake !

💡 Glossaires de l'évaluation

dimanche 12 septembre 2021

Liste de glossaires

💡 7 bonnes raisons de prendre en compte l'égalité entre les femmes et les hommes dans ma pratique d'évaluation

vendredi 09 juillet 2021

Oldies but goodies (Karine Sage)

📚 Trois articles d'évaluation (nº3, 15 mai 2021)

samedi 15 mai 2021

Dans ce numéro, des échecs, des échecs, des échecs, l'évaluation pleinement décrite et pleinement jugée et la réception des politiques du handicap. Pas de oldiesbutgoodies, mais ça reviendra pour le numéro 4 !

💡 Les évaluations participatives, plus facile à dire qu'à faire

jeudi 29 avril 2021

Nouvel article publié (Thomas Delahais)

Quatre jeux de cartes d'évaluation francophones

mardi 27 avril 2021

À l'occasion de la sortie de Strateval, nous revenons sur 3 autres jeux de cartes autour de l'évaluation

💡 Qu'est-ce que l'analyse militante apporte à l'évaluation des politiques publiques ?

jeudi 08 avril 2021

Nouvel article publié (Marc Tevini)

📚 Trois articles d'évaluation (nº2, 15 février 2021)

lundi 15 février 2021

Dans ce numéro, évaluation féministe quésaco, apprentissage et redevabilité même combat ? et oldiesbutgoodies, des éléments pour une sociologie de l'évaluation... C'est le sommaire de ce numéro 2.

📽 L'évaluation des politiques sociales, de quoi parle-t-on ?

vendredi 15 janvier 2021

Introduction au séminaire de l'IRTS HDF du 26/01.

📽 L'analyse de contribution en pratique

mardi 15 décembre 2020

Introduction à la formation à l'analyse de contribution

📚 Trois articles d'évaluation (nº1, 15 novembre 2020)

dimanche 15 novembre 2020

Dans ce numéro, plongée en pleine guerre froide avec la Realpolitik de l'évaluation, des idées pour professionnaliser l'évaluation, et oldiesbutgoodies, de quoi se demander ce que les évaluateurs et les évaluatrices défendent dans leur métier... C'est le sommaire de ce numéro 1.

📽 L'évaluation participative, plus facile à dire qu'à faire

lundi 09 novembre 2020

Intervention de T Delahais au Congrès de la SEVAL organisé par le GREVAL à Fribourg, le 4 septembre 2020.

💡 En situation anormale, l'évaluation doit devenir la norme

jeudi 29 octobre 2020

Contribution de T Delahais et M Tevini en réponse à l'appel de la SFE, "Ce que la crise sanitaire nous apprend sur l'utilité et les pratiques d'évaluation".

💡 Comment évaluer la transition

vendredi 23 octobre 2020

Nouvel article publié (Thomas Delahais, Karine Sage, Vincent Honoré)

💡 Quels mécanismes à l'œuvre dans les innovations ?

mardi 06 octobre 2020

Nouvel article publié (Agathe Devaux-Spatarakis)

📚 Trois articles d'évaluation (v0, 30 juillet 2020)

jeudi 30 juillet 2020

À l'honneur pour cette édition, la sagesse pratique des évaluateurs et des évaluatrices, soit « la capacité de faire les bons choix, au bon moment, pour les bonnes raisons » ; ce que les mots et concepts de l'évaluation perdent et gagnent à leur traduction d'une langue à l'autre et oldies but goodies, une piqûre de rappel quant à la vocation démocratique de l'évaluation en France... C'est le sommaire de ce numéro 0.